Regroupement d'associations des Yvelines qui milite pour le développement des aménagements cyclables

7 juin 2011Mouvement d’humeur

Où mettre les cyclistes ?

Pour les piétons il y a les trottoirs, les allées piétonnes dans les parcs et jardins, les chemins de halage, les allées forestières, Etc. …

Pour les voitures il y a les rues, les routes de toutes sortes (vicinales, départementales, nationales, Etc.), les voies rapides et les autoroutes. Ah ! il y a aussi toutes ces surfaces qui leurs sont réservées lorsqu’elles ne servent à rien : parkings publics et emplacements confisqués sur les chaussées urbaines pour les stocker en attendant que leur propriétaire en ait de nouveau besoin. Si je dis que je veux ranger dans la rue mon vieux buffet encombrant (je le changerai de côté tous les 15 jours) on me prend pour un fou et pourtant dans ma rue de nombreuses personnes rangent leurs biens (automobiles) dehors à longueur de mois. (Ils ont raison çà ne leur coûte rien).

Pour les cyclistes qu’y a-t-il ? Les voies rapides et autoroutes leurs sont évidemment interdites ; mettre sur les mêmes routes des voitures roulant à 90 km/h et des vélos roulant à 20 km/h est irraisonnable. Les chemins de halage sont en principe interdits sauf autorisation particulière et d’ailleurs les piétons n’acceptent pas toujours de bonne grâce le passage des cyclistes sur ces voies calmes. La plupart des communes ne font pas de pistes cyclables puisqu’elles ont choisi d’utiliser les voies publiques comme parkings pour les voitures des particuliers. A quelques exceptions près il n’y a pas de voies réservées aux cyclistes. Lorsqu’il y en a elles sont largement utilisées par les piétons (voir l’avenue Eglé ou l’avenue de Verdun à Maisons Laffitte et les bords de Seine à Montesson).

Et pourtant :

    • la planète souffre d’un excès de CO2 dans l’air ;
    • les problèmes de ressources énergétiques sont de plus en plus menaçants ;
    • les villes souffrent du bruit et d’encombrements automobiles chroniques ;
    • les transports urbains sont saturés ;

Pour les déplacements inférieurs à 5 km la bicyclette apporte une réponse positive à tous ces problèmes (en plus c’est bon pour la santé !). Et pourtant si certaine communes montrent la voie (zones 30 et suppression de places de stationnement), d’autres continuent à privilégier l’automobile : priorité au stationnement voiture, non respect de la loi sur l’air (LAURE) qui impose de réaliser des itinéraires cyclables lors des réalisations ou rénovation de voies urbaines, refus de mettre en place des doubles sens cyclables qui facilitent pourtant sans danger les trajets à vélo.

Alors si cette situation vous met en colère comme moi ou si vous pensez simplement qu’il faut arrêter de marcher sur la tête, rejoignez une association (pourquoi pas Réseau Vélo 78 ?) et battez vous pour faire changer les choses.

Ph L