Regroupement d'associations des Yvelines qui milite pour le développement des aménagements cyclables

18 mars 2011Petit lexique des aménagements cyclables

Connaissez vous les aménagements de voirie spécifiques aux vélos ? Vous pouvez consulter notre petit lexique :

Accotement revêtu

Plutôt en zone interurbaine, conçu à l’origine pour la récupération de véhicules déviant de leur trajectoire normale et l’évitement de collisions, en autorisant des manœuvres d’urgence de déport latéral sur l’accotement. Il permet en outre la circulation de véhicules lents, l’arrêt provisoire ainsi que la circulation des piétons, ce que n’autorise pas la bande cyclable puisqu’elle est exclusivement réservée aux cyclistes.

Bande cyclable (marquée)

Définie au Code de la route à l’article R110-2 : « sur une chaussée à plusieurs voies, une voie exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues ». Marquage par une ligne T3-5u (u=5ou 6cm selon la voie) en général.

Contrairement à l’accotement revêtu, qui ne possède pas de signalisation horizontale et verticale spécifique aux vélos, la bande cyclable a l’avantage d’annoncer en permanence la présence possible de cyclistes sur la chaussée.

La largeur recommandée en Europe est de 1.50 m en section courante, hors marquage et pour une bande unidirectionnelle.

La bande cyclable peut être marquée par un séparateur franchissable : boudin caoutchouté, balisettes verticales cylindriques ou plates par exemples.

En cas de couloir bus et bande cyclable marquée, dans la majorité des cas, le couloir bus occupe la partie droite. En milieu urbain où la largeur entre façades est limitée, la cohabitation sans bande marquée devient la règle. La cohabitation fait l’objet d’un arrêté municipal motivé (article L411-1 du code de la route). La largeur du couloir à adopter est fonction de la fréquence des bus : 3.0m minimum (bus dans le sens de la circulation et moins de 30 bus à l’heure) à 4.5m (montée supérieure à 4%, plus de 30 bus à l’heure et en contre-sens de la circulation générale).

Double-sens cyclable ou rue à double-sens dont un sens est réservé aux cyclistes. (Article L411-1 du code de la route). Certaines villes ont supprimé un certain nombre de places de stationnement ou une file de circulation pour mettre en place ce dispositif. Par défaut et sauf arrêté municipal contraire et justifié, depuis le 1ier juillet 2010 toutes les rues sont en double-sens cyclable en zone 30.

Pour plus d’informations, voir la Fiche CERTU no 6 « Les doubles Sens Cyclables » nov. 2009.

Piste cyclable.

Définie au Code de la route à l’article R110-2 : « une chaussée exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues ». Elle peut être unidirectionnelle ou directionnelle.

La largeur minimale recommandée en Europe est de 1.50 m en section courante.

Unidirectionnelle :    largeur 1.5m minimal, 2.0m recommandé

Bidirectionnelle :      largeur minimale 2,50 m, 3.0m recommandé, jusqu’à  (marquage compris)

En bidirectionnel, la largeur minimale recommandée est portée à 2.50m. Elle peut aller jusqu’à 5.0m pour les voies vertes à forte fréquentation (cycliste, piétons, rollers, proximité de parking) en périphérie d’agglomération.

Son implantation est variable. Elle peut être délimitée sur l’emprise de la chaussée générale. Elle peut être intercalée entre stationnement et trottoir. Elle peut être à hauteur intermédiaire entre trottoir et chaussée. Cette dernière est la piste traditionnelle de Copenhague avec dénivelée de 8 à 10cm de chaque côté et une largeur minimale 1.70m.

La piste cyclable peut être au niveau du trottoir. Elle ne doit pas être confondue avec une «  circulation des cyclistes sur le trottoir » qui sans piste marquée n’est autorisée que pour les enfants de moins de huit ans roulant au pas. L’arrêté du 31 août 1999 impose une largeur minimale du trottoir de 1.40m (1.80m recommandé).

A l’approche des carrefours transformation des pistes en bande avec idéalement un plateau surélevé en cas de carrefour urbain.

Stationnement vélo.

L’emplacement doit être visible au maximum de tous ceux qui passent dans les couloirs ou les rues. Douze bicyclettes peuvent être stationnées sur un emplacement de voiture, elles  ne sont pas plus inesthétiques et entravent moins la vue à l’abord d’un point singulier par exemple.

La localisation gagne à être étudiée avec les associations d’usagers, les établissements scolaires et les commerçants. Un équipement inadapté n’est pas utilisé. Deux règles de base sont à observer pour l’équipement lui-même:

– La protection antivol. Il est indispensable de pouvoir arrimer cadre et roues à un point fixe. Le dispositif doit être scellé au sol ou au mur. Il doit être suffisamment solide pour ne pouvoir être ni brisé ni scié, mais assez mince (~4 cm de diamètre) pour permettre le passage de tout antivol de qualité, en particulier les antivols en u à barillet.

– La simplicité et l’économie. Les expériences et observations en matière de sécurité contre le vol militent en faveur d’appuis de type arceau haut aussi nommés « U renversés ». Les autres dispositifs à pinces, fentes ou étriers ne maintiennent l’équilibre que par une roue et provoquent un fort  risque de voilage et ne permettent pas de fixer le cadre.

Dans tous las cas, une couverture de type auvent transparent (la transparence permet  l’éclairage naturel et de bénéficier de l’éclairage public) est souhaitable.

Véloroutes et voies vertes. Pour la visualisation et la description des itinéraires, se référer au site et à la carte interactive sur le site http://www.af3v.org/.

Véloroute

Itinéraire cyclable balisé de longueur supérieure à 80 km (ou 25 km quand il est intégré dans un itinéraire plus long) sur des routes peu circulées.

Voie verte

Itinéraire cyclable balisé de longueur supérieure à 12 km (ou 9 km quand il est intégré dans un grand itinéraire national), de largeur supérieure à 2 m, en site propre, autorisé officiellement aux cycles et ayant un revêtement permettant la pratique confortable du VTC.

(Chemin de halage.)

Chemin historiquement destiné à la traction humaine puis animale des péniches depuis le bord du canal.

En règle générale, les seules circulations autorisées sont celles des piétons et des véhicules de service de VNF. La circulation des cyclistes est donc soumise à autorisation généralement accordée sans délai.

Sur les chemins de halage des canaux de Bourgogne où une expérience de délégation de gestion à la région est en cours sur la période 2010-2013, la tolérance des cyclistes sous réserve du respect des autres usagers (piétons et exploitants) est rappelée par des panneaux régulièrement disposés le long des chemins.

Zone 30.

Introduites en 1990 dans le code de la route, les zones 30 concernent en général un ensemble de rues ou un quartier. La vitesse des véhicules est limitée par définition à 30 km/heure. L’aménagement aux entrées et à l’intérieur de la zone doit être cohérent avec l’objectif de réduction de vitesse à 30 km/h. En l’absence de passage piétons (cas général en zone 30), les piétons peuvent traverser la rue à n’importe quel endroit. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes (sauf arrêté contraire justifié).

Pour plus d’informations, les documents CERTU qui suivent sont disponibles :

–          Documents CERTU «  La Zone 30 » nov. 2008, six pages.

–          Fiche CERTU no 6 « Les doubles Sens Cyclables » nov. 2009.

 

Zone de rencontre.

La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/heure et les piétons sont prioritaires sur tous les véhicules. Une signalisation adéquate et des aménagements cohérents avec la limitation de vitesse applicable sont à prévoir.

 

Pour plus d’informations, la Fiche CERTU no 2 « Zones de circulation apaisée » Août 2009 présente une synthèse sur « Aire piétonne », « Zone de rencontre » et « Zone 30 ».